Je me rappelerais tjrs
notre 1er jour au Bresil, a Corumba, la rencontre de Felipe le
Fourmilier de 4 mois. Il boit son lait UHT comme un gros degeu joue
avec Laurence comme le ferait un nourisson. "Tire moi le museau et
je te sors ma grosse langue!". Bref, l´objectif etait rempli, la moto avais tenu
le choc, nous avions les pieds dans le Pantanal, en quete de sa
flore et de sa faune. Nous quittons donc la ville aux cotes de
Walter notre guide (Tranquilo Vovo), Pablo le pilote, les 2 freros
allemands + Harry et Colon, les 2 US qui ont laisses leur 4x4
bolivien (Niva) a Corumba aux cotes de notre bonne mule, et enfin
Anouk, la hollandaise. Nous partons pour 9h de piste, direction, la
Fazenda (ferme) Quatro Cantos.
La encore, les
surprises s´enchainent.. Qd j´apercois un semblant de
serpent dans une petite mare au bord du chemin, Water fait arreter
le 4x4 et s´approche de l´animal. Un annaconda
d´environ 2 ans.. Tu sais, celui qui pique pas mais qui
strangule.. Et voila que Walter le saisit par la queue, le tire de
sa planque et le fait virevolter au dessus de lui; avant de lui
saisir la gueule et de le deposer, avec tact, sur les epaules de
Lolo, surnommee depuis lors, Lolita dou Brasil. Le contact est
"froid et humide" dira-t-elle.. Puis
sur notre route, un defile d´oiseaux, d´autruches, de
familles de capibaras, ces especes de castors gros comme des
sangliers, et ces taureaux avec leur curieuse bosse sur la
nuque. Enfin, les premiers crocos... En portugais Jacares, ces
alligators sont nombreux dans le Pantanal, les poissons dans les
mares etant des proies faciles.. IL pourrait etre le roi de la
jungle si les pumas et les jaguards n´etaient pas la... Nous
chercherons, mais n´en verrons point..
A l´exception du
Parc national (1350 km2), le Pantanal, gros comme la moitie de
notre bonne France, (Paye ta Camargue!!) appartient a des
particuliers, divises en Fazendas familiales qui sétendent
chacune sur + ou - 30000 hectares. Mais l´endroit est laisse
sauvage, entre steppes sablonneuses, forets de palmiers,
marecages et plaines de hautes herbes.. Tcheou, si tu voyais ca..
Sauvage donc, et au combien, puisqu´innonde en saison des
pluies, son exploitation en est impossible. Fini le 4x4, on ne
s´y deplace alors qu´en tracteur et barque a
moteur et c´est bien la la saison preferee
des fermiers. Ainsi sommes nous nombreux a preferer
l´Asie pendant la mousson.
Nous arrivons donc a la
nuit tombee a notre fazenda, et decouvrons qu´un Blue Macao,
le plus beau des perroquets que j´ai pu voir, s´y
sent comme chez lui. De nouveau, du contact. "!Tire moi sur le bec
et je te sors ma vilaine langue". Pour l´anecdote, vous voyez
ces especes d´´anneau en metal pour porte-cles? Le
pauvre animal s´en etait coince un dans le bec. Walter
saisit la bete dans une serviette et je lui tire le precieux de
la.. Le Blue Macao, plus tard reconnaissant qui sait, se
fera pote, mais jamais malgre mes tentatives au point de monter de
ses 2 pattes sur mon bras. Juste une timide et nous serons
kit!
Lever a l´aube le
lendemain, et marche d´approche. Hormis quelques biches, nous
rentrons bredouilles. Les crocos sont planques.. Le soleil tape
fort a midi, la sieste dans le hamac s´impose. Chant des
oiseaux a souhait.. L´apres-midi a cheval: Moi qui croyais
que Lolo etait une cow-boy, je vois que son papa n´a pas
vraiment insiste sur les lecons d´equitation avec Altesse..
Les premiers temps, nous sommes aussi peu degourdis l´un que
l´autre, et ce faineant de cheval qui ne jure que par le
trot.. Mais a peine une heure d´ecoulee que deja on envoie de
fiers galops. Quel regal que de filer ou tu veux dans ses
grandes etendues sauvages. J´en garde un tres bon
souvenir. Ma demarche aussi, les 2 jours qui suivront.. No
comment. Et une fois la nuit tombee,
on nous propose un safari 4x4. Le temps de quelques heures, on
s´est vraiment cru en Tanzanie, a filer le renard, la
biche et le capibara au projecteur.. Mais le plus impressionnant,
ce sont ces centaines d ´yeux de crocos qui nous epient quand
on s´est approche d´une mare. Et Walter qui en capture
un au lasso!! Si si! J´ai bien retenu le
truc, c´est la classe si j´arrive a poser ca un de
ces 4!
Le lendemain matin a 4h30,
on nous reveille pour aller jusqu´a une autre fazenda. On y
emprunte un tracteur Massey Fergusson 265 pour poursuivre
jusqu´a une riviere. De la , pasteque et cafe du matin. Puis
pendant qu´on prepare des bouts de steack a enfiler sur nos
hamecons, on pouvait entendre marmonner depuis la riviere: "Lolo,
n´ait pas peur, viens te baigner..." Alors, on mit la barque
a l´eau. Ca grouille de crocos qui quittent peu a peu leurs
berges et nous suivent les yeux grands ouverts.. Qd Anouk saisit le
premier pirhana, on aurait dit que la menace croco avait disparu.
Tout le monde etait concentre sur sa canne. Et Lolita dou Brasil ne
tarde pas a en choper un gros! Je lui enleve l´hamecon de la
gueule, non sans apprecier la belle dentition acerre de
l´animal, et je le cale sous ma tongue pour eviter
qu´il ne fretille dans la barque a la recherche d´un
molet ou d´une cheville, feminine of
course. Ce soir les
pirhanas grilleront!
Je pourrais continuer a
vous conter ces aventures, mais malheureusement pour nous comme
pour vous, elles prirent bientot fin, apres 3 nuits delicieuses a
la ferme.. Je ne vous ai pas parler de Junior, ce
jeune bresilien qui parlait anglais (enfin) et nous emmena
nous perdre dans la fazenda apres avoir use de cette herbe
qu´on connait bien. Quel rire je vous jure!
Nous ferons la grosse partie du trajet retour
sur le toit du 4x4 Lolo et moi, et puis comme pour
un "A bientot, on vous garde le coin au chaud", un singe passe au
loin, et 2 Red Macao nous survolent avec leurs grandes
ailes..
Waow, pour la 2eme fois
(apres le Salar D´Uyuni) on a du payer un peu pour tout ca,
mais quel souvenir!
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